Ils ont traversé l'Atlantique à la rame

   -   13 nov. 2020

Lilian et Guilhem se sont lancés un défi : traverser l’Atlantique à la rame ! À bord d’une barque de 7m, ils ont parcouru 5000 kms, seuls face à l’océan, équipés de leur CROSSCALL et de vos messages d’encouragement. Retour sur ce défi fou.

LILIAN, L’AVENTURIER

 

Lilian est un aventurier, un sportif au mental d’acier, un challenger en soif de défis ! Mais Lilian c’est aussi l’un des premiers collaborateurs CROSSCALL. C’est donc naturellement que la marque l’accompagne dans ses projets les plus fous. Après le Grand Triathlon et son tour de la France à vélo, Lilian s’est lancé comme défi de traverser l’Atlantique… à la rame !

Lilian, l'aventurier

« Plus de grimpeurs ont gravi l’Everest que de rameurs traversé l’Atlantique. »

Lilian sur son bateau durant la grande Traversée

UN DÉFI DE TAILLE SUR UNE BARQUE DE 7M !

 

Il aura fallu 47 jours, 15 heures 5 minutes et plus d’un million de coups de pagaie à Lilian et Guilhem pour parcourir près de 5000 km sur l’océan Atlantique. Au-delà de la performance physique et psychologique, cette traversée labellisée Race for Pure Ocean, avait pour but de soutenir la recherche océanique et de sensibiliser le public sur l’importance de protéger les milieux marins.

 

 

UNE TRAVERSÉE HOULEUSE

 

Pour accomplir ce défi hors norme, Lilian et Guilhem ont suivi une longue préparation physique et mentale. Et du mental, il leur en a fallu ! Avec un départ sur une mer déchainée avec des creux jusqu’à 8m couplée à quelques soucis techniques (perte de signal GPS, panne des pilotes automatiques, dysfonctionnement du désalinisateur) les deux aventuriers ne se sont pas laissé abattre. Leurs deux règles d’or : toujours attachés au bateau et cabine toujours fermée ; auront permis d’éviter de justesse un drame la nuit du J31. Alors que Guilhem se trouvait sur le pont, une vague l’a fait passer par-dessus bord. Heureusement, l’homme était attaché au bateau et a pu regagner l’embarcation en quelques secondes !

L’INTERVIEW DE LILIAN ET GUILHEM

 

Pourquoi ce défi ?

 

Guilhem : La première chose qui m’a motivé, c’est de parcourir le monde et pouvoir mesurer la grandeur de la planète en traversant un océan uniquement à la force des bras. Il y a aussi cette question de réaliser un projet tellement difficile, qui nous oblige à aller chercher des forces qui sont profondément enfouies en soi. Ce n’est que face aux grandes difficultés qu’on arrive à les faire sortir.

 

Lilian :  Pour ma part, il y a également le moteur du challenge, savoir si j’étais capable d’aller au bout d’un projet aussi gros. L’envie de découvrir un nouveau milieu et de découvrir la solitude, poussée à son extrême. J’avais également l’envie de montrer à mes filles, mon cercle proche, qui si on a des projets, aussi fous qu’ils peuvent être, si on y met l’énergie, la bonne attitude on peut arriver au bout. Ça peut être long, ça peut être dur mais rien ne peut nous empêcher au bout avec de la ténacité et de l’endurance.

Arrivée de Guilhem et Lilian suite à la Grande traversée
Arrivée de Lilian et Guilhem

Votre meilleur souvenir ?

 

Guilhem : Je mettrai quand même l’arrivée qui est le meilleur et le plus grand des souvenirs. Quand on met le pied à terre avec tout le monde qui est là pour vous accueillir. Il y a également eu ce moment où nos proches ont pu venir nous voir en bateau quelques heures avant l’arrivée. Mis à part ça, il y a eu 2 temps forts durant le voyage. La première fois qu’on a rencontré des “vraies” vagues avec des creux de 8m de haut et quand on a pu se baigner au milieu de l’Atlantique, éloignés de toute terre.

 

Lilian : L’arrivée en Martinique, quand on retrouve nos proches. Ça a été un moment juste extraordinaire. Sortir enfin de cet environnement (la barque) si petit, si inconfortable, c’était une libération. Sinon pendant la traversée, je me souviens d’une nuit où on avait une houle parfaite avec un vent portant, une pleine lune… Tout paraissait tellement simple. C’est vrai que de pouvoir se baigner au milieu de l’océan, sans plus aucune contrainte… Ça a été un bonheur qu’on a essayé de répéter le plus souvent possible.

Votre pire souvenir ?

 

Guilhem : Le passage de la moitié. Mentalement ça a été le plus difficile. Tu te dis que tu as mis 25 jours pour arriver jusque-là et qu’il te reste 25 jours pour terminer.

 

Lilian : Je dirais le décalage temporel. L’immédiateté des situations qu’on a à gérer et la ligne d’arrivée qui semble vraiment inaccessible. Ensuite, ce n’est pas vraiment un moment, mais cet inconfort permanent dans lequel on est. On a chaud, on est mouillés, on a faim, nos proches nous manquent… La somme de tous ces trucs-là fait qu’on est dans une situation vraiment pas agréable et qu’on a envie d’en sortir le plus vite possible.

Guilhem et Lilian durant leur Grande traversée
Guilhem durant la Grande Traversée

Quelle a été votre source de motivation dans les moments les plus durs ?

 

Guilhem : Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est de regarder en arrière. Toute la distance parcourue… Se dire qu’on a déjà fait tout ça (…) Plus largement ça m’aidait aussi de regarder l’étendue du projet, l’énergie qu’on y a mis. Ça a toujours été la meilleure des motivations.

 

Lilian : Le facteur numéro 1 c’est chaque coup de rame est un coup de rame en moins à faire pour retrouver mes enfants, ma femme… Le fait de regarder dans le rétro ça nous as beaucoup aidé aussi. On a pu aussi se rassurer en se disant qu’on était dans un contexte “safe” avec de quoi manger, contacter la terre… Il suffisait de continuer pour y arriver.

Comment s’est passé le visionnage des messages ?

 

Guilhem : On les visionnait de façon quotidienne sur la tablette, en fin de journée. Chacun notre tour on allait voir les messages.

 

Lilian : Ces messages faisaient également partie des facteurs de motivation. De recevoir des encouragements c’était un vrai booster de moral. Chaque fois qu’on découvrait les messages, c’était le moment fort de la journée. On a pris tellement de plaisir à les découvrir… C’était génial.

Lilian dans son bateau durant la Grande Traversée
Guilhem en mer durant la Grande Traversée

Comment les téléphones et la tablette Crosscall vous ont-ils accompagnés pendant cette aventure ?

 

Guilhem : Ils étaient au centre de notre activité. On s’en servait pour les photos et les vidéos mais aussi pour écouter de la musique ou des podcasts. C’était vraiment cool de pouvoir les utiliser sur le pont sans craindre qu’ils ne soient mouillés. On les a également utilisés en tant que boussole pour nous donner le cap. Avec la tablette, on pouvait échanger des mails, visionner tous les messages. On l’a surtout utilisée pour faire tourner une application de navigation.

 

Lilian : Finalement on a bien plus utilisé la tablette que le GPS du bateau. C’est tellement pratique de l’avoir dans les mains. Avec Navionics on pouvait mesurer notre avancement, estimer nos temps d’arrivée…

Une chose à retenir de cette expérience ?

 

Guilhem : L’océan Atlantique est grand. Grand et magnifique. Et puis, il faut avoir des défis fous dans la vie et ne pas avoir peur de les réaliser quoi que ça coûte en terme de temps et d’énergie.

 

Lilian : 100% d’accord avec ce message ! Si on a des envies, il faut y mettre les moyens. Être réaliste sur le fait que ça ne va pas se faire tout seul, qu’il va falloir mettre de l’énergie. Ça ne va pas être facile, il va y avoir des obstacles mais il faut s’accrocher. Ne jamais lâcher si on a envie. On peut réaliser ses rêves. C’est l’enseignement qu’on retiendra tous les deux de ce projet. Au-delà du fait que l’Atlantique c’est vraiment très très grand (rires). 

Selfie de Lilian en mer durant la Grande Traversée
Carte maritime et smartphone TREKKER-X4

L’ÉQUIPEMENT À BORD

 

À bord de leur barque de 7,3m de long et 1,8m de large, Lilian et Guilhem ont dû penser efficace et prendre le strict nécessaire. Ils sont donc partis équipés de :  

 

  • 300kg de nourriture et d’équipements
  • 1 tablette Crosscall CORE-T4 et 2 smartphones Crosscall TREKKER-X4
  • 3 téléphones satellite
  • 2 radios VHF
  • 1 balise de positionnement AIS et 1 tracker GPS
  • 8 paires d’écouteurs filaires + 1 enceinte Bluetooth
  • 4 pilotes automatiques
  • 2 dessalinisateurs d’eau (automatique et manuel)
  • 4 panneaux solaires orientés ouest
  • 1 ancre flottante (para-ancre telle un parachute sous-marin)
  • 1 trousse de pharmacie
  • 5 seaux : 3 bleus et 2 noirs (devinez pourquoi ?)

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